Guingamp Noël Le Graët : « Le sang-froid de François Hollande » lors des attentats de Paris

Noël Le Graët, président de la Fédération Française de Football, était aux côtés de François Hollande, au stade de France, lorsqu'il a appris que des attentats avaient lieu à Paris

20/11/2015 à 09:03 par Gaël Arcuset

 

Noël Le Graët dans le PC sécurité du Stade de France avec François Hollande. (© Présidence de la République)
Noël Le Graët dans le PC sécurité du Stade de France avec François Hollande. (© Présidence de la République)

Il était là. A quelques centimètres du président de la République. Là lorsque François Hollande apprenait que des bombes venaient d’exploser à proximité du Stade de France (Seine-Saint-Denis).

Le Guingampais Noël Le Graët, président de la Fédération Française de Football (FFF), était au coeur de l’événement. Depuis cette nuit tragique, son téléphone portable ne cesse de sonner. Elysée, ministère de l’Intérieur, préfecture de police… L’Echo de l’Armor et l’Argoat a pu s’entretenir avec lui.

 

Dès que le président a été averti de ce qu’il se passait, nous avons rejoint calmement le PC sécurité

 

Vendredi 13 novembre, l’équipe de France affronte l’Allemagne pour une rencontre amicale. La suite : tout le monde la connaît. Des explosions. « Oui, je les ai entendues, relate Noël Le Graët. Dès que le président a été averti de ce qu’il se passait, nous avons rejoint calmement le PC sécurité. »


Les écrans de contrôle

Sur les écrans de contrôle, le chef de l’Etat et le président de la FFF voient défiler les ambulances, les CRS. « Nous avons vite compris… La décision a été prise de fermer le stade et de continuer le match. Nous avons fait sécuriser toutes les portes.

Rapidement, il est décidé de ne pas prévenir le public du Stade de France. Objectif : ne pas créer de mouvements de foule.

 

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Au sein du PC sécurité, une cellule de crise se met en place. Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, arrive.

Du propre aveu de Noël Le Graët, François Hollande demeure « d’un grand calme », « prend des décisions rapides » et affronte la situation avec « beaucoup de sang-froid et de maîtrise ». Le président prend ensuite la direction de l’Elysée d’où il va piloter les différentes actions.

Noël Le Graët, de son côté, retrouve sa place en tribune officielle. Si les spectateurs ne sont pas informés officiellement, le président de la FFF devine « des inquiétudes » sur les visages. Sur la pelouse, les footballeurs, eux, ne sont au courant de rien.

 

Les joueurs se doutaient de quelque chose

 

« J’ai prévenu les joueurs uniquement à la fin du match, raconte le Guingampais. Mais ils se doutaient de quelque chose. Quand on gagne 2-0 contre l’Allemagne, d’habitude on a affaire à un vestiaire joyeux. Pas là… »

Un peu plus tard, Noël Le Graët annonce que le déplacement à Londres, pour y défier l’Angleterre [mardi 17 novembre], allait bien avoir lieu. « J’ai décidé immédiatemment que ce match aurait lieu », explique le président de la Fédération.

Ce dernier est donc parti mardi matin afin d’assister à ce match amical tandis que la presse anglaise, elle, diffusait en masse les paroles de la Marseillaise pour que tout le stade de Wembley puisse la chanter. A l’unisson. Une initiative qui touche en plein coeur Noël Le Graët.

 

[EN VIDEO] La Marseillaise chantée à Wembley

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